Découvertes Livresques

« Nos étoiles contraires » de John Green

« Nos étoiles contraires » de John Green

Voilà un beau roman ! Humain. Très humain. Une tranche de vie racontée avec brio. Sans jamais tomber dans le surfait ou le pathos. Une vraie belle histoire…

Un court résumé

Le temps s’arrête un instant sur la vie de Hazel et Augustus, deux adolescents qui se rencontrent dans un groupe de soutien pour malades atteints du cancer. Hazel se sait condamnée. Augustus est en phase de rémission. Leur lucidité sur la vie est bouleversante, et leur amour du temps qui reste (pour plagier le titre de la chanson de Serge Reggiani) n’en est que plus beau. Leurs questionnements légitimes d’ados et leurs sentiments face à l’injustice qui les atteint sont un contraste saisissant, parfaitement maîtrisé par l’auteur, face à l’amour qui les unit l’un à l’autre.

En fait, ce livre est une leçon de vie. C’est chaque fois pareil. Je veux dire, à chaque fois qu’une histoire dure, est rendue belle par les sentiments qui unissent les protagonistes, une flamme se réveille en moi, me disant qu’il faut vivre, qu’il faut savoir jouir de chaque instant vécu, parce que ce pourrait être le dernier. Et puis la vie reprend son cours et je m’en retourne à ma fonction utile à cette société. Quoiqu’il puisse m’arriver, j’essaierai de toujours me souvenir de cette histoire dans un coin de ma tête et de mon cœur, pour me rappeler que quelques soient les conditions, cette vie mérite d’être vécue. Mais pas comme un robot traversant la vie comme on traverse la route au passage piétons entre deux feux verts pour les automobiles. Non. La vie mérite qu’on la vive, qu’on l’honore de notre présence, avec conscience, émotion et ouverture sur les autres et sur soi-même.

C’est la grande leçon de ce roman, « la baffe dans la gueule », presque. Et je remercie John Green de l’avoir écrit. Je n’ai vu le film dérivé du livre. Je suis souvent déçue par les adaptations cinématographiques des romans que j’ai lu et je pense que cette fois, de façon à conserver en moi la sincérité des émotions qui m’ont traversée, je ne le verrai pas. Je préfère rester sur cette impression.

Mon avis

J’évoquais plus haut la chanson de Serge Reggiani. Le titre est évocateur. Et, une fois n’est pas coutume, je l’avais découverte dans un film ; deux jours à tuer. Une autre histoire sur la fin de vie, sur le cancer. Où l’on remet en ordre ses priorités. Et c’est dingue comme cette chanson, dite par ce vieil homme, semble un parfait résumé de la fin de vie. Elle aurait tout à fait pu illustrer certains passages du livre de John Green.

Nous ne savons jamais quel temps il nous reste, alors goûtons le avec délice. Marc Aurèle aurait dit : « Soyons présents à nous-même et aux autres. »

Je suis désolée. J’ai un peu dévié de la stricte chronique de ce merveilleux livre. Mais vous l’aurez compris, je recommande à toutes et à tous la lecture de ce roman. Et je ne dois pas être la seule, puisqu’il a été honoré du titre de meilleur roman de l’année 2012 par le Time magazine. Rien que ça !

P.S.
Les paroles de la chanson de Serge Reggiani sur ados.fr à cette adresse
Et la chanson sur Youtube ici

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Histoire
Facilité de lecture
Couverture
Intéressement
Note globale
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