Découvertes Livresques

« Aux portes de l’éternité », de Ken Follett

« Aux portes de l’éternité », de Ken Follett

Fin de la trilogie consacrée au XXème, « Aux portes de l’éternité »s’inscrit donc après « La chute des géants » et « L’hiver du monde ». Pour replacer le livre dans le contexte, nous sommes en 1961. Le bloc communiste ferme ses accès et érige le mur de Berlin.

Les tensions montent d’un cran entre les deux blocs et seront à leurs paroxysmes un an plus tard, lors de la crise des missiles de Cuba. Le monde craint la guerre nucléaire.

Un court résumé

C’est dans cette atmosphère pesante que Ken Follett nous décrit la vie de protagonistes Russes, Américains, Allemands et Anglais. Comment de cette période si chaotique, dans des endroits si différents, des personnages particuliers vont trouver le chemin de l’amour et participer au renouveau du monde, jusqu’à l’effondrement de l’Union Soviétique ?

Avec ce troisième opus (Consultez les premières pages du romain sur ce site) , l’auteur clôt sa grande fresque inscrite dans l’Histoire d’un siècle ravagé par les luttes de puissances. A la fois historique, thriller politique et roman d’amour, Ken Follet sait manier la plume pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin de ce troisième tome.

Certes, les histoires sont belles. Certes, ça se lit bien. Ken Follett n’est plus à présenter. Il est un auteur à succès comme les Anglo-Saxons savent en produire. Il sait raconter les histoires. Et c’est un formidable conteur. Mais ce qui me dérange dans ce genre de livres, c’est qu’ils sont écrits pour être consommés. Et qu’ils sont tellement bien faits qu’on pourrait croire mot à mot à la réalité des faits tels qu’ils sont présentés. En occultant toujours le point de vue des vaincus. On le sait, ce sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire. Et George Orwell, le formidable auteur de « 1984 » l’écrivait déjà : « Celui qui contrôle le présent, contrôle le passé. Et celui qui contrôle le passé, contrôle le futur. »

En ce sens, cette trilogie est une histoire pour les occidentaux. Les gentils de l’Ouest ont gagné. Et les méchants communistes ont perdu. Hors, on le sait, les Américains ne sont pas exempts de tous reproches. Il n’y a qu’à regarder la série d’Oliver Stone sur une autre histoire de l’Amérique, ou à lire le livre d’Howard Zinn « une histoire populaire des Etats-Unis de 1942 à nos jours » pour s’en convaincre définitivement.

Mon avis

Ce roman de l’auteur Anglais est donc à prendre pour ce qu’il est, et d’ailleurs c’est les avis et les critiques des personnes qui ont lu ce roman qui s’affirment via cette page, une histoire agréable, un bon divertissement bien écrit. Idéal pour la plage l’été, ou lorsque l’on s’ennuie dans les trajets en transports en commun. Pour ça, c’est très bien. Mais cela s’arrête là. Dans l’absolu, cela pourrait faire un bon film Hollywoodien, mais juste pour se détendre. Les notions historiques sont trop égocentrées pour être totalement justes.

Alors, on s’attachera aux personnages. A George Jakes, à Jasper Murray, aux rockers Dave Williams et Walli Franck et surtout à Tania Dvorkine, perdue en Sibérie. Parce qu’indépendamment du contexte historique dans lequel ils sont condamnés à (sur)vivre, c’est d’une histoire humaine qu’il s’agit. Et c’est toujours à l’humain qu’il est bon de se rattacher.

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Histoire
Facilité de lecture
Couverture
Intéressement
Note globale
Rating: 3.8/5 (1 vote cast)

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