Découvertes Livresques

« 50 nuances de Grey » de E.L. James

« 50 nuances de Grey » de E.L. James

On a tellement parlé de ce livre, partout dans les médias que me suis enfin décidée à le lire. 

En règle générale, je me tourne plutôt vers des œuvres moins connue du grand public, des livres qui attirent mon œil et ma curiosité. Et bien, à force de battage médiatique comme l’indique le site www.psychologies.com, il faut croire que ma curiosité a finie par être touchée.

Un court résumé

 

Le livre raconte la rencontre entre une jeune étudiante en littérature, Anastasia Steele, et un très riche chef d’entreprise, Christian Grey. Bien que séduite au premier regard, Anastasia est bien trop intimidée par le jeune homme pour oser quoi que ce soit à son égard. Se sentant totalement insignifiante à ses yeux, elle renonce donc à toute tentative. Puis, un jour, alors qu’elle l’avait presque oublié, le voilà qui rentre dans son magasin et l’invite à sortir.

A partir de là, Ana va apprendre à se découvrir. Totalement soumise aux fantasmes du beau jeune homme, elle ne se comprend pas elle-même. Pire, l’image qu’elle se renvoie à elle-même la répugne. Et pourtant, elle continue de vivre l’aventure, par goût du mystère. Le mystère de ses désirs qu’elle pensait très éloignés de ce qu’ils sont en réalité. Et le mystère entretenu par Christian sur sa vie, son passé. Elle vivra alors avec lui une passion débordante qui l’entraînera au bout d’elle-même et dans des situations qu’elle aurait préféré ne jamais connaître.

Présentée comme une gentille vierge effarouchée éduquée dans une Amérique puritaine, Anastasia Steele découvre une autre facette de son pays, des hommes et d’elle même. C’est comme si on avait élevé un enfant sans lui dire que le chocolat existait. Le jour de la découverte de la chose et des sensations liées, c’est un bouleversement complet, avec tous ses plaisirs et les conséquences de ses excès.

Mon avis

Après, si l’on enlève le côté sexuel du livre, il ne reste rien d’autre qu’une banale histoire de romance impossible pour adolescent. Seul le sexe et ses scènes (finalement pas si violentes que ne pouvait le laisser présager la présentation du héros masculin) font que le roman ait pu plaire à une frange de la population comme l’indique cet article.

Quoique ces dernières soient très exagérées, du moins dans le nombre d’orgasmes incommensurables racontés dans chacun des chapitres. On dirait presque du Twilight, le sexe en plus. Le style est moyen et il n’y a pas une once de psychologie là où le choix des personnages aurait pu justement permettre de s’attarder sur ce point. Le roman n’en aurait été que plus intéressant. Mais peut-être l’auteure ne cherchait-elle qu’à évacuer ses propres fantasmes en les racontant. Ou alors, la stratégie marketing de l’éditeur a-t-elle fait que le roman soit épuré de scènes plus violentes.

Dans le style un peu trash, finalement, je préfère largement Hank Moody. Bien que ce ne soit lui-même qu’un personnage de fiction.

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Histoire
Facilité de lecture
Couverture
Intéressement
Note globale
Rating: 4.0/5 (1 vote cast)

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